Lettre à la jeunesse guinéenne – Par Ibrahima SANOH

30 juin 2019 - Des jeunes dégourdis, réfléchis, ça existe. Des jeunes stipendiés et veules, ça existe aussi. Jeunes comment pouvez-vous croire qu’ils vous faut flatter des gens vils, sans projets dignes, éprouvés par neuf ans de pouvoir et sans bilans sé...

Des jeunes dégourdis, réfléchis, ça existe. Des jeunes stipendiés et veules, ça existe aussi. Jeunes comment pouvez-vous croire qu’ils vous faut flatter des gens vils, sans projets dignes, éprouvés par neuf ans de pouvoir et sans bilans sérieux, qui appellent à un rattrapage auquel ils n’ont pas droit, qui veulent d’autres années de notre vie nationale et de notre vie à tous pour seulement manger, boire et à passer le clair de leur temps dans les lupanars ? Comment pouvez-vous désespérés de ce pays ? Comment, peut-on, à l’âge des rêves, des ambitions, de la folie des grandeurs être avec une mauvaise estime de soi  au point de croire que le bonheur réside dans la renonciation à la liberté, à la responsabilité ?

Ô jeunesse, jeunesse ! Je t’en supplie, songe à la grande besogne qui t’attends : la réconciliation, le travail, la justice, la paix, l’espoir, la liberté, etc. Cette besogne est sans fin car ceux qui devaient l’entamée n’en ont pas eu le courage, l’intelligence : ils se sont laissé détourner par le mesquin, le trivial; ils ont fait des dérobades ou cherché des compromis velléitaires, abscons et mous en lieu et place des vrais.

Ô jeunesse, tu as des problèmes à résoudre. Ta charge est si lourde que je crains que tu puisses la coltiner. Ose-là ! A défaut, je t’en conjure, ne l’aggrave pas !

Ô jeunesse , je t’en supplie , reprends-toi et refuse de servir de cautions à ceux qui prennent d’autres jeunes pour des chaires à canon ,qui les massacrent et qui te refusent l’emploi, ta chance de prouver à ton pays tes talents.

Ô Jeunesse, tu es l’ouvrière, mais on te refuse le travail. Celui qui t’a dédié ses mandats t’abuse. Tu dois jeter les bases de ce pays qui se fourvoie mais on te refuse la responsabilité et veut que tu te tiennes auprès de ceux de la vieille baderne. Tu dois être à la recherche du temps perdu par ce pays.

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